Moi et mon énergie ~ Me and my energy

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Isabelle de Muret, France 🇫🇷 

J’y suis. Trois femmes engagées et curieuses, une journée pour explorer nos énergies.

Quelques jours avant, une première exploration à deux m’a rassurée sur la présence de quelque chose de chaud qui œuvre en moi, et peut s’ouvrir en douceur vers l’autre qui l’accueille.

Nous sommes dans ma maison, celle que je partage avec mon compagnon. Il est invité au démarrage de notre cercle. J’en suis touchée, je sens combien c’est vers lui aussi que ce travail prend vie.

A l’annonce que j’allais être la première à « passer », l’appréhension fuse, et très vite derrière un sentiment de reconnaissance apaisant.

Des propositions se succèdent.

Mes sœurs constatent la force de mon énergie, et ses absences, fréquentes : chaleureuse gratitude envers mon compagnon, dont je pointais depuis 10 ans les fuites, sans voir le miroir ! Je ne réalise pas mes départs, c’est quand je reviens que mes absences m’apparaissent. Une lutte arrive, comme une rage qui me dévalorise : « même pas capable de sentir où tu es, besoin de l’autre pour te réveiller, te ramener à ton essentiel, pointer que tu quittes cette puissance qui attend au creux de toi que tu la laisses vivre ! »

Je sens des pulsations, dès les premières musiques. Elles naissent dans mon sexe, et s’ouvrent vers le haut, vers l’extérieur aussi, diffusant un mouvement dans mon ventre. C’est corporel, presque reflexe. Je connais cette dynamique depuis l’adolescence, je l’activais pour la chaleur et la détente qu’elle me procurait. C’était un secret que je n’ai partagé avec personne, une complicité de moi à moi. Je n’avais aucune conscience d’où venait cette sensation, déclenchée par quelques pressions fortes de mes cuisses l’une contre l’autre. Aujourd’hui c’est la même source, mes pieds sont ancrés au sol, mes cuisses relâchées, le rythme monte et suit sa route.

Quand mes sœurs œuvrent sur moi, reliées l’une à l’autre par des mots chuchotés, je sens d’abord leur lien. En pente douce je me sens recevoir, et c’est comme un plaisir tout discret qui se promène sur ma peau et entre dans mes chairs. Tout mon corps est rassemblé. Comme cet instant à la fin d’un puzzle, ou les dernières pièces me livrent la beauté de l’image reconstituée.

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Je les suis, et je suis, sans savoir bien quoi. C’est facile, joyeux. Une boucle se fait entre nous trois, des vagues me relient. Je sens un tuyau imposant qui part de mon sexe et monte au-dessus de ma tête. Une image se présente : un bambou large et fluide, comme ceux de mon jardin, qui captent mon regard lorsqu’ils jouent avec le vent. Son intérieur est vide de matière, c’est ma voie de circulation, ouverte vers le ciel.

Je suis légère. C’est une légèreté joyeuse et entière.

Plus tard.

Depuis quelques années, un resserrement s’accentue dans ma gorge. Comme du râpeux qui s’installe dans mon cou et empêche la fluidité de ma voix. Le chant m’est devenu douloureux, mes sons rocailleux heurtent ce tuyau qu’ils empruntent pour exister. Souvent j’abandonne et le silence devient la seule douceur possible, avec un goût de résignation.

Maintenant je suis avec mon feu intérieur, en lien avec mes sœurs. Mon dos se courbe vers l’avant, des doigts invitent mon menton à se relever, ma nuque à se creuser laissant ma tête basculer en arrière. C’est comme si j’avais activé un interrupteur, une barre disparait, celle que je connais bien entre mon ventre et mon plexus, celle qui me coupe en deux horizontalement. Mes reins se cambrent, et mes flammes circulent librement.

Plus tard encore, c’est autour d’une autre sœur que nous œuvrons. J’expérimente qu’en suivant mon corps, en posant mes doigts sur le corps de l’autre là où le mien a besoin de se détendre, de s’assouplir, ma sœur valide leur présence. C’est la matière le passage pour moi, c’est mon guide.

Déjà la clôture de notre journée, la légèreté trouvée est toujours là, c’est pétillant et doux.

Merci à nous trois pour cette Vivance, merci à toi Michael premier témoin à reconnaitre ma particularité, merci à la Grande Famille d’être ce lieu d’échange vrai si précieux à mon cœur, merci la Vie de me mettre en présence de tes cadeaux. 

Isabelle




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Isabelle from Muret, France 🇫🇷  

I’m there. Three committed and curious women, a day to explore our energies.

A few days before, a first exploration with two reassured me about the presence of something warm that works in me, and can open gently to the other who welcomes it.

We are in my house, the one I share with my companion. He is invited at the start of our circle. I am touched by it, I feel how it is towards him too that this work comes to life.

At the announcement that I was going to be the first to « pass », apprehension fuse, and very quickly behind a feeling of soothing gratitude.

Proposals follow one another.

My sisters note the strength of my energy, and its frequent absences: warm gratitude to my companion, whose leaks I have been pointing for 10 years, without seeing the mirror! I do not realise my absences, it is when I return that they appear to me. A struggle arrives, like a rage that devalues ​​me: « not even able to feel where you are, need the other to wake you up, bring you back to your essentials, point out that you are leaving this power that awaits in the hollow of you that you let her live! »

I feel pulsations, from the first music. They are born in my sex, and open upwards, outwards too, diffusing a movement in my belly. It’s bodily, almost reflex. I have known this dynamic since my adolescence, I activated it for the warmth and relaxation it gave me. It was a secret that I did not share with anyone, a bond between me and me. I had no idea where that feeling came from, triggered by some strong pressure from my thighs against each other. Today it is the same source, my feet are anchored to the ground, my thighs relaxed, the rhythm rises and follows its course.

When my sisters work on me, linked to each other by whispered words, I first feel their bond. On a gentle slope I feel myself receiving, and it’s like a discreet pleasure that walks on my skin and enters my flesh. My whole body is gathered. Like this moment at the end of a puzzle, where the last pieces give me the beauty of the reconstructed image.

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I follow them, and I am, without knowing what. It’s easy, happy. There is a loop between the three of us, waves connect me. I feel an imposing pipe which leaves my sex and rises above my head. An image appears: a wide and fluid bamboo, like those in my garden, which catch my eye when they play with the wind. Its interior is empty of matter, it is my way of travel, open to the sky.

I am light. It’s a joyful and whole lightness.

Later.

In recent years, a tightening has been accentuated in my throat. Like the rasp that settles in my neck and prevents the flow of my voice. The song has become painful to me, my rocky sounds hit this pipe that they borrow to exist. Often I give up and silence becomes the only sweetness possible, with a taste of resignation.

Now I am with my inner fire, in connection with my sisters. My back curves forward, fingers invite my chin to get up, my neck to widen letting my head tilt back. It’s as if I had activated a switch, a bar disappears, the one I know well between my stomach and my plexus, the one that cuts me in half horizontally. My kidneys arch, and my flames circulate freely.

Even later, it is around another sister that we work. I experience that by following my body, placing my fingers on the body of the other where mine needs to relax, to soften, my sister validates their presence. This is the material for me, it is my guide.

Already the end of our day, the lightness found is still there, it’s sparkling and sweet.

Thank you to all three of us for this Vivance, thank you to you Michael, the first witness to recognize my peculiarity, thank you to the Big Family for being this true place of exchange so precious to my heart, thank you Life for putting me in the presence of your gifts .

Isabelle

2 commentaires sur « Moi et mon énergie ~ Me and my energy »

    1. Me lire ici… Une marche de plus vers ma vulnérabilité, un chemin vers ma place dans la grande famille.
      Et continuer vers la simplicité, l’accueil… je vois bien que le OUI est pour moi une voie de passage à « tenir », qui a encore besoin de ma vigilance.
      Merci Michael pour ton accueil.
      Par le partage de qui tu es, j’imagine la route de plus en plus belle !

      Aimé par 2 personnes

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